« Billet » écrit par Karine Subrenat le 28/02/2024 :
Je sors d’un groupe de travail sur la violence avec des professionnels des sciences humaines de différentes approches. Ils sont issus du collectif Expression (organisme d’intervention et de formation psychosociologique). J’aime la diversité de nos regards, la richesse des apports de chacun. C’était un moment nourrissant pour moi.
Je repense à la genèse de la PER, disponible sur ce site, que j’ai eu envie d’écrire.
Aujourd’hui, j’ai envie de parler de l’importance des expériences positives dans le développement d’une personnalité épanouie, en bonne santé.
L’approche de la santé, en France du moins, est axée sur le dysfonctionnement. On se contente de traiter le symptôme. Généralement en occident, nous considérons qu’être en bonne santé, c’est simplement ne pas être malade.
J’observe, également dans ma propre histoire de vie, comment l’individu focalise sur ses difficultés ses expériences négatives, sa souffrance, sans observer le déséquilibre entre les contraintes et les ressources, entre les expériences positives et négatives, sans observer les sources de plaisir irradiantes.
La genèse de la PER cite la contre-culture californienne, dans les années 1970, contre-culture qui ne s’intéresse pas strictement aux troubles mentaux. Elle recherche surtout les effets thérapeutiques du bien-être pour prévenir et guérir du mal de vivre. Elle cite également le « Mouvement du Potentiel Humain » assimilé à une psychologie humaniste, issu du rassemblement de chercheurs en bien-être et relation d’aide venus du monde entier.
Formée à la PER, dans mes pratiques professionnelles j’accorde beaucoup d’importance aux sources de plaisir et d’irradiation intra-sectorielle (Par exemple, comment un toucher relationnel positif peut irradier la violence physique). Et c’est avant tout l’expérience que j’offre à mon client en individuel ou aux groupes en institution, dans un espace thérapeutique ou d’accompagnement. « La formation de l’angoisse résulte, bien sûr, d’une situation douloureuse mais surtout de l’absence de plaisir concomitant à la douleur ». (Patrick Fassiaux – La psycho-énergie relationnelle – Livre 1 – Formation et transformation des troubles mentaux – Autoédition)
Je terminerai ce billet en citant l’OMS. Pour l’OMS, la santé : est un état de complet bien-être physique, mental et social et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité (…) ; La santé de tous les peuples est une condition fondamentale de la paix du monde et de la sécurité ; Elle dépend de la coopération la plus étroite des individus et des États ; (…) Le développement sain de l’enfant est d’une importance fondamentale ; L’aptitude à vivre en harmonie avec un milieu en pleine transformation est essentielle à ce développement.
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